| Références de publications : |
1955, L.Réau Iconographie de l'art chrétien, t.II.2 p. 123 ; 1975, J Pothier, Les attaches blesloises du peintre Edouard Onslow, "Almanach de Brioude", 55ème année, Watel,Brioude ; 1994, J-J Le Moan, Edouard Onslow (1830-1904), Rétrospective de l'oeuvre peint, cat. exp. Blesle, août 1994, Watel, Brioude ; 2004, cat. expo, pp. 55-75, n°12 p. 73.
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| Historique : |
Tableau réalisé par Amable Edouard Onslow (1830-1904) entre 1875 et 1901. "A chaque fois qu'Edouard Onslow emprunte une œuvre d'un autre artiste, il a la modestie de toujours le signaler lorsqu'il signe sa toile. La Vierge à l'Enfant intercédant pour les armes du Purgatoire est, comme le signale justement BHP dans sa notice du catalogue d'exposition de 2004, une reproduction d'une œuvre de François Lafon (né en 1846). Arrêtons-nous un instant sur ce peintre qu'Edouard Onslow permet de nous faire connaitre au travers de son œuvre car nous reviendrons sur Onslow aux travers de plusieurs œuvres au cours de la CDOM. François Lafon (1846-?) est le quatrième enfant de Jacques-Émile Lafon (1817-1886) un peintre français qui fut l'élève de Gros et de Delaroche. François Lafon sera également peintre après une formation dans l'atelier d'Alexandre Cabanel. Il expose au Salon dès 1875, des allégories, des scènes mythologiques et religieuses, des nymphes et des portraits de femmes. Son style est élancé, gracieux et souvent emprunt d'une nostalgie rêveuse. Présenté dans plusieurs musées et églises français, dont en particulier celui de Périgueux. • 1870 : Bazeilles(1870). Sujet : la guerre entre la France et la Prusse en 1870 devant l'église de Bazeilles • 1874 : Jeune italienne endormie. Huile sur toile, 54 x 81 cm. • 1878 : Scène orientale, une famille pauvre. Huile sur toile, 177,5 x 123,5 cm. Coll. privée. • 1888 : Scène religieuse. Église Sainte Catherine à Bethléem. • 1889 : Femme ramassant des branches dans la forêt, Huile. • Vers 1907 : Les quatre saisons entourées d'anges et d'amours. Plafond peint pour le salon des miroirs du Grey Towers Castle, devenu l'Arcadia University, situé à Glenside en Pennsylvanie. Toute la décoration et les boiseries du salon ont été faites en France puis transportées par bateau aux États-Unis. La peinture est un tour de force réalisé sur une toile ovale, d'une seule pièce, de 16x17 pouces. • Bacchantes, Huile sur toile, 72 x 91 cm. • La toilette de Vénus, Huile sur toile, 73.5 x 92.5 cm. • Jeune paysanne, Huile sur toile, 142.3 x 61 cm. • Le jeu des osselets, Huile, 21.65" x 18.11". • Glaneurs dans un champ, Huile, 25.20" x 31.70". • Le berger et ses chiens, Huile, 39.57" x 28.74" . • laissez venir à moi les petits enfants, Peinture monumentale, Château d'Asnières-sur-Seine (92). Peinture monumentale sur plâtre, actuellement en mauvais état, attribuée à François Lafon et réalisée par le peintre pour remplacer les lambris vendus à l' époque de l' occupation du château par l' école Ozanam. • La Danse Des Grâces, Huile, 25,6 x 31,9. • Fillette, Panneau de bois. 6,3 x 4,3. • Jeunes femmes au bain. Sanguine sur papier, 34x26 cm. • Femme dénudée. Pastel sur papier, 29x19 cm. • Femme devant un globe. Crayon sur papier, 22x26 cm. • Couple de musiciens et Danseuse au tambourin et musicien, deux panneaux. Il reçoit comme son père des commandes d'état : • 1875 : Le martyre de sainte Cécile, copie de tableau sur commande de l'Etat français (7000 fr., actes 1873; 1875) pour le Musée de Châteauroux. • 1875 : Saint Etienne, tableau exposé au Salon en 1875 (no. 1180). Acheté par l'Etat français ( 1500 fr. en 1875) pour la cathédrale de Bourges. • 1895 : A Constantinople au IVème siècle sous le règne de l'Impératrice Eudoxie, tableau exposé par la Société nationale des Beaux-Arts, Salon annuel, 1895 (no. 724 du catalogue). Achat d'état (acte:1895). • 1881 : Au pays d'Erymanthe (paysage de Grèce), Tableau acheté par l'état (acte:1881;1890). • 1884 : Portrait de monsieur Louis Pasteur, portrait acheté par l'Etat français (actes : 1881; 1890), Société des artistes français, Salon annuel, 1884 (no. 1359 du catalogue). • Avant 1885 : Saint Jean de Dieu. En 1885, dépôt d'Etat, en provenance du Musée du Louvre, au Musée de Béziers. • Jésus parmi les docteurs. Réserves des Musées Nationaux. Déposé en 1891 par l'Etat français au Musée de La Rochelle. • 1895 : Saint Martin. Huile sur toile. 280 × 195 cm. Eglise paroissiale Saint-Martin d’Abilly. Saint Martin est montré dans sa dignité d'évêque, nimbé, à droite de la Vierge à l'enfant, assise sur un trône au centre du tableau. A gauche de la Vierge se trouve saint Joseph, un bâton fleuri à la main. L'enfant Jésus est représenté de manière peu conventionnelle, renversé en arrière comme un bébé agité. Au premier plan à gauche une petite fille agenouillée, les mains jointes dans un geste de prière, est présentée par un ange. A droite, un mendiant est assis sur le sol au côté de saint Martin51. • 1901 : Juvénal des Ursins et sa famille, copie d'un tableau sur commande d'état, acheté en 1901 pour la Mairie de Traînel52. • 1901 : Vierge à l'Enfant. Retable du maître-autel de Notre-Dame-du-Pé dans la (Sarthe). Huile sur toile de la forme du support. h = 255cm la = 144,5cm. Sujet : réunion en un tableau des iconographies de la Vierge à l' Enfant et de la Vierge de l' Immaculée Conception. Tableau réalisé en 1901 par le peintre François Lafon pour remplacer dans le retable du maître-autel le tableau d'autel originel représentant la résurrection 53. • avant 1903 : Sanguine. Commande de l'Etat français attribuée en 1903 au Musée des Beaux-arts de Rennes 54. Durant l'époque moderne, c'est au moment de la mort que se joue le salut, la mort est un moment et non un état. A partir du XIVe siècle, elle n'est plus comprise comme la pesée des âmes des égyptiens mais elle devient l'épreuve ultime. Le sort de l'âme est décidé et cela explique l'arrivée du purgatoire : on est jugée mais ce n'est pas définitif. Dieu juge de l'Enfer ou du Paradis mais le Christ par sa mort permet à Dieu de pardonner et le purgatoire facilite le pardon, c'est une façon de réparer, de pénitence à la condition d'être pardonné. La Vierge étant la mère du Christ, elle peut intercéder en notre faveur auprès du Christ. Elle est importante car le Samedi Saint dans la tradition chrétienne les apôtres ont eu peur après la mort du Christ, une seule personne a continué à croire en lui : sa mère. Le thème à son début montre la Vierge abreuvant de son lait les âmes assoiffées du Purgatoire. On y voit la Vierge pressant l'un de ses seins alors que l'enfant Jésus qu'elle tient dans ses bras, presse l'autre pour désaltérer les âmes attendant leur délivrance dans les flammes du Purgatoire. Ce sujet considéré à l'époque de la Contre-Réforme comme indécent il fut proscris par les hautes autorités ecclésiastiques car il rappelait la légende païenne de Junon nourrice. Dans le corpus de l'œuvre d'Edouard Amable Onslow et plus particulièrement dans sa peinture religieuse, ou les thèmes et parfois les personnages se ressemblent, c'est un thème peu courant et que jusqu'à présent nous qu'une seule fois chez Onslow. " (source : Pons Guilaine, CDAOA, 2008, présentation en CDOM)
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